Pros’Ethique Poétique
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NELSON MANDELA

Je vous aime Madiba. Je vous dois bien des inspirations et vous êtes un de mes héros. Un modèle, une source inépuisable d'inspiration.
La lumière de votre sourire me rappelle que l'on peut triompher de toutes les adversités et illuminer les vies des autres par la sienne.
Votre passage à la tête de votre nation me rappelle qu'un chef de l'Etat africain n'est pas un roitelet au CDI éternel qui se voit déjà passer la main à quelque fils incompétent.


Je vous aime Madiba pour ça et parce que vous redonnez foi en l'humain.
Votre vie me rappelle que le choix de la haine est finalement le plus aisé. Dompter haine et colère pour construire est la marque des grands esprits.
Je vous aime Madiba.


Peu m'importe ce que disent les combattants de salon, ceux qui réinventent la vie des autres chaussés de charentaises et armés d'un porte-voix. Il est aisé de s'envisager meilleurs, plus compétents, plus visionnaires, plus africains que ceux qui sont au front.
Depuis nos postes de télévision l'on a une perspective superbe d'un match de foot et même la possibilité de revoir des actions sous plusieurs angles au ralenti. Depuis nos fauteuils nous nous faisons entraineurs et arbitres de matches qui nous passionnent. La différence entre vous et nous c'est que vous avez été sur le terrain, quelquefois vous étiez pris pour une balle dans laquelle des joueurs aux paradigmes détestables frappaient pour marquer les buts de la haine.


Merci d'avoir refusé d'être la balle dans le match d'autres haines et d'autres colères.
Je vous aime Madiba
Bon anniversaire à vous mon héros. Puisse votre vie être sereine et paisible et que dans les coulisses qui n'appartiennent qu'à vous se lève sans cesse le soleil de votre merveilleux sourire.
Merci d'exister.

 

© Chantal EPEE

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ON L'APPELLE MADIBA

Il y'a des personnes que j'admire, qui m'impressionnent. Il y'en a qui m'inspirent et cet homme en est. Pendant longtemps il a été pour moi, comme pour beaucoup une photo en noir et blanc qui le figeait dans un âge et dans physique particulier ( pour ceux qui s'en souviennent il y avait une photo sur laquelle on pouvait le voir avec une raie sur la tête) tandis qu'enfermé dans des geôles d'un régime politique immonde son nom était symbole de résistance. Nelson MANDELA. Je me souviens de la détestation, de l'écoeurement, de la colère que m'inspiraient Pieter Botha, son frère et le régime de l'Apartheid (dont ils étaient de fiers représentants) tandis que les chaines de télévision montraient les images de la maltraitance que ce régime infligeait aux non blancs en République Sud Africaine. Je me souviens de l'histoire de Steven BIKO autre résistant (chanté dans le temps par Peter Gabriel) dont la mort horrible hante encore bien des mémoires et a heureusement permis d'ostraciser ce régime abominable. Je n'aurais jamais cru le voir sortir de prison. Malgré nos espoirs, la force du régime sud africain d'alors semblait si grande !

Nelson Mandela source d'inspiration et modèle pour beaucoup d'entre-nous. Il avait toutes les raisons d'être rempli de haine et d'être animé par un désir de vengeance.Le 11 février 1990, comme beaucoup, devant ma télévision j'attendais de voir l'homme qui depuis mon enfance n'était qu'une photo en noir et blanc. Tant d'années de prison l'auraient probablement brisé, abimé, affaibli, amoindri.

C'est avec une immense émotion que j'ai vu cet homme marcher libre. Il sortait enfin de prison après 27 ans d'incarcération dont 15 de bagne ! Il était magnifique. Je le trouvais magnifique. L'Apartheid avait volé des années de vie sociale, de vie de famille, de vie tout simplement à cet homme, mais ce régime ignoble n'avait pas eu raison de lui. Ma joie se mêlait à celle de la foule en liesse en voyant marcher un homme qui a passé sa vie à refuser de capituler, un homme debout ! J'avoue avoir pleuré tant j'étais émue et heureuse de vivre en direct ce moment historique. Ce moment à la fois attendu et inespéré. Et Nelson Mandela marchait avec majesté. Ils ne l'avaient pas détruit ! J'avoue qu'au fond de moi, j'avais peur qu'il ne soit pas à la hauteur de sa légende, à la hauteur des attentes investies en lui, des nos espérances. Il ne m'a pas déçue, loin de là.

Quatre ans plus tard, il est devenu le président de son pays et a aidé à permettre une transition complexe sans que celle-ci se transforme en Apartheid à l'envers. Mandela a su ne pas s'accrocher au pouvoir et partir alors qu'il aurait pu rester. Il a su ne pas devenir une autre président africain accroché au pouvoir et aux privilèges au mépris de l'intérêt général. Il avait accompli sa mission accompagner une transition en douceur. Pour moi ce modèle d'homme symbolise le combat pour la liberté et la paix et non celui pour le pouvoir. Il y a des vies, des parcours qui m'inspirent, celui de Nelson Rolihaha Mandela est de ceux-là, et à juste titre. Chapeau bas monsieur Mandela !

Ecoutons parler ce monsieur et vous verrez qu'il a accompli un long chemin vers la liberté. Vous vous apercevrez qu' il a accompli un sacré chemin vers la liberté intérieure :« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé. »

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COMBATTRE POUR LA DIGNITE DE L’HOMME : LE COMBAT PERMANENT DE NELSON MANDELA

 

« Unanimement cité comme la personnalité la plus admirée au monde , l’ex-leader de la lutte anti-apartheid s’implique aujourd’hui dans la lutte contre le sida. »

J’ai lu cette phrase dans un article d’un journal gratuit de la semaine dernière. Et j’ai en envie de parler de Lui, cet homme qui m’impressionne.

 

Pour ceux qui me connaissent où qui fréquentent cet espace depuis quelques temps savent que j’ai pour Nelson Mandela une admiration sans bornes et un profond respect. Il fait partie de ces hommes (j’utilise le mot homme dans son acception générique) qui m’inspirent et me donnent envie de me dépasser et d’espérer encore en une humanité plus belle. Que dire de cet homme qui a pris à bras le corps de combat pour la dignité de l’homme en Afrique du Sud. Il n’y a pas si longtemps, en Afrique du Sud, le fait d’être de race noire interdisait l’accès à la citoyenneté dans son expression la plus simple. Des hommes comme Steve Bantu Biko, Nelson Mandela et bien d’autre qui ont laissé pour certains leurs vies et pour d’autres leur liberté se sont battus et ont refusé de plier face à un régime intolérable. Nelson Mandela a offert à ce combat 27 années de sa vie qui ont fait de lui en son temps le plus vieux prisonnier du monde. Je me souviens du temps ou Johnny Clegg et Savuka nous offraient un « Asimbonanga » qui nous remuait et nous rappelait la longue absence de Nelson Rolihaha Mandela.

 

Je me souviens qu’alors, je ne pensais pas le voir vivant, même si j’espérais vivre la fin de l’Apartheid. J’ai déjà raconté dans un autre biller mon émotion quand le 11 février 1990, le héros, le symbole de la résistance de tout un continent, celui qui en refusant de plier ou de négocier a sapé le fondations d’un régime abject. Qui se souvient qu’en ce temps pas si lointain des résistants à ce régime  se « suicidaient » de multiples balles dans le dos ? Ainsi est mort Steven Biko. Cet homme dont les résultats de l’autopsie sont une insulte à l’intelligence. Le régime confiant sur de la pérennité de ses fondations se moquait de livrer des résultats d’autopsie grossiers. Je me souviens qu’à l’époque quand on était camerounais la République Sud Africaine était l’un des deux pays dans lesquels on n’avait pas le droit de se rendre. Je me souviens que la prise de conscience de l’existence de ce régime m’est venue à la lecture du contenu de mon premier passeport. L’Apartheid avait fait de la république sud africaine

 

Johnny Clegg ! Je le revois virevoltant sur les plateaux de télévision. On l’appelait à l’époque le Zoulou blanc. Il demeure à mes yeux un visage qui montrait que la partition de l’Afrique du Sud cachait des femmes et des hommes blancs qui résistaient de l’intérieur à la négation de la citoyenneté voire de l’humanité à ceux qui étaient de race différente. Il y a eu des hommes comme Donald Woods ami de Steve Biko. Il y a eu bien des blancs qui ont dû s’exiler loin de l’Afrique du Sud parce qu’ils n’acceptaient pas de profiter des privilèges réservés aux blancs que leur offraient le régime tandis que des déclassés de fait perdaient la vie, l’espoir et des membres de leurs familles dans les ghettos de Soweto et d’ailleurs.

Johnny Clegg était pour moi et pour d’autres sûrement l’antidote au manichéisme racial dans lequel il est facile de tomber en réponse à l’abjection d’un régime raciste. Merci à ces hommes et femmes qui ont offert ces visages de la résistance blanche à l’Apartheid nous permettant de ne pas rejeter les hommes en retour.

 

Faisons un voyage dans un passé pas si lointain pour nous remémorer ce qu’était l’Apartheid.

Qu’était en fait ce régime ?

L'apartheid (mot afrikaans ou néerlandais emprunté du français, signifiant « le fait de tenir à part » ) est une politique de ségrégation raciale mise en place à partir de1948 en Afrique du Sud par le Parti national afrikaner, et abolie le 30 juin 1991.

La doctrine de l’apartheid s’articule autour de la division politique, économique et géographique du territoire sud-africain et de la population sud-africaine répartis en quatre groupes ethniques distincts (Blancs, métis, Bantou, Indiens) et la primauté de la communauté blanche.

Par extension, le terme peut également désigner toute politique de ségrégation.

La politique d'apartheid est l'aboutissement du nationalisme afrikaner débuté dès la fin du XVIIème siècle, magnifié par le Grand Trek et la guerre des Boers. Il s'agit pour les Afrikaners d'asseoir définitivement le contrôle de leur communauté sur l'ensemble de l'Afrique du Sud.

Minorité raciale, les Afrikaners sont cependant la communauté blanche la plus importante du pays. La politique d'apartheid a été pensée d'abord via le seul prisme des intérêts de leur communauté avant d'y englober les seules autres communautés blanches du pays.

Les principales lois d'apartheid

  • Loi sur l'interdiction des mariages mixtes (1949)
  • Loi d'immoralité (1950) pénalisant les relations sexuelles entre blanc et non blanc.
  • Loi de classification de la population (1950), distinguant les individus selon leur race.
  • Loi d'habitation séparée (le fameux Group Areas Act du 27 avril 1950), répartissant racialement les zones urbaines d'habitation.
  • Loi sur les laissez-passer ('Pass Laws Act') de 1952 faisant obligation aux Noirs ayant plus de 16 ans d'avoir sur eux un laissez-passer en l'occurrence un document ressemblant à un passeport qui stipulait s'ils avaient une autorisation du gouvernement pour être dans certains quartiers.
  • Loi sur les commodités publiques distinctes (1953), ségrégant les toilettes, fontaines et tous les aménagements publics.
  • Retrait du droit de grève aux travailleurs noirs, interdiction de la résistance passive (1953).
  • Loi de relocalisation des indigènes (Native resettlement Act de 1954) : permet de déplacer les populations noires vivant en zones déclarées blanches.
  • Loi sur le travail et les mines (1956), formalisant la discrimination raciale dans le monde du travail.
  • Loi sur la promotion de gouvernements noirs autonomes (1958), créant lesbantoustans sous administration des non blancs.
  • Loi de citoyenneté des noirs des homelands (1971), retirant la citoyenneté sud-africaine aux noirs issus de communautés ethniques relevant de bantoustans déjà créés.
  • Décret sur l'Afrikaans (1974), obligeant toutes les écoles, même noires, à dispenser en afrikaans tous les enseignements de maths, de sciences sociales, d'Histoire et de géographie du niveau secondaire.
  • Loi sur l'interdiction aux Noirs l'accès à la formation professionnelle (date)

(La définition de l’Apartheid et les principales lois générées par ce régime sont tirés de http://fr.wikipedia.org/wiki/Apartheid site à visiter pour plus d’informations)

 

Est-il besoin de redire que ce régime était immonde ? En revisitant ces lois je suis consternée et en même temps je me dis que même un régime démocratiquement élu peut engendrer des choses innommables. En regardant quelques unes de ces lois intolérantes et intolérables je ne peux que m’incliner respectueusement devant ceux qui ont renversé ce régime par la résistance intérieure et extérieure. Merci à la grande Miriam Mabeka qui a porté dignement et douloureusement par un exil forcé la résistance à l’indigne apartheid. Merci aux visages connus et inconnus de la résistance. Merci à ceux qui n’ont cessé de permettre à la voix des opprimés d traverser les barbelés derrière lesquels étaient retenues les espérances d’enfants noirs des ghettos de Soweto. Merci à Desmond Tutu et aux autres et merci à mon héros, Nelson Mandela dont le sourire malicieux et les yeux rieurs me rappellent que la vie triomphe de la mort, la liberté de la prison, l’espoir des désespérances. Madiba, héros contemporain, visage de la dignité de la grandeur et de l’humilité, visage d’un combattant des temps modernes.

 

Mandela, en sortant de 27 ans de captivité fait un discours qui est la répétition de son dernier discours lors du procès de Rivonia « J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. J’ai rêvé d’une société libre et démocratique, où tous le monde vivrait en harmonie avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel je veux vivre et que je veux réaliser. Mais s’il le faut, c’est aussi un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ». Mandela reprend ses derniers mots d’homme libre pour se les réapproprier en homme de nouveau libre. Ce n’est pas anecdotique. Dans une population sud africaine noire assoiffée légitimement de vengeance Monsieur Mandela rappelle que la lutte qui l’a conduit en prison est contre la domination blanche et aussi contre la domination noire. 27 ans de vie volée plus tard, Nelson Mandela , celui dont la porte de prison portait le numéro 46664 est prêt à donner sa vie pour qu’aucune race ne domine sur l’autre. Bravo à lui !

 

Nelson Mandela, en accord avec ses principes et dans un respect scrupuleux de sa parole n’a été président que le temps d’un mandat et il est retourné à la vie civile laissant dans son sillage un respect qui ne passe pas. Aujourd’hui, âgé de 89 ans, le combattant pour la dignité de l’homme n’a pas désarmé. Il a pris à bras le corps un autre combat. Combat contre un mal qui a infecté environ 22% de la population de son pays par le HIV. Dans un monde et plus particulièrement sur un continent sur lequel le tabou du sida est encore très prégnant, il a brisé la loi du silence en 2002 en confiant que trois membres de sa famille étaient séropositifs. Il y a deux ans, ce mal terrible a emporté l’aîné de ses fils. Ecoutez les mots du combattant qui prend le pas sur le père éprouvé et déclare le lendemain de la mort de son fils « il faut rendre ce virus public et ne pas le cacher, parce que la seule façon de le considérer comme une maladie normale, comme la tuberculose ou le cancer est d’en parler et de dire que quelqu’un est mort à cause du sida. Et les gens arrêteront e le voir comme quelque chose d’extraordinaire ». Respect !

 

Aujourd’hui le combat pour la dignité de l’homme que porte Nelson Mandela est celui de la dignité des malades du sida et de leur accès aux soins. Il a épousé ce combat avec une telle conviction qu’au travers de la fondation qui porte son nom, il récolte des fonds de par le monde pour mener à bien ce combat. La conviction de l’homme, l’importance de ce combat, la place qu’il lui donne est telle que Nelson Mandela a donné à sa campagne de sensibilisation sur le sida le numéro de sa cellule de prison, le n° 46664.

 

En revisitant sa vie et ses combats, même de manière sommaire je me dis que mon cœur ne s’est pas trompé en tombant en admiration devant cet homme. Mes respects à cet homme dont le sourire plein de vie est à lui seul un message d’espoir pour ceux qui sont encore retenus ça et là dans des chaînes de servitude physique et/ou mentale.

 

Nelson Mandela un héros de notre siècle…

 

Chantal EPEE

Le 14/02/2007

 

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